Un Gaucho

(Ver­sion française à la fin)

Con­tex­to históri­co del cuen­to

En junio de 1943, un golpe mil­i­tar der­rocó al pres­i­dente Ramón Castil­lo, vice-pres­i­dente de Rober­to Ortiz, fal­l­e­ci­do a dos años del final de su manda­to. Durante tres años, has­ta febrero de 1946, tres gen­erales se suce­den en el poder. El coro­nel Juan Domin­go Perón for­ma parte del segun­do y del ter­cer gob­ier­no, en tan­to Sec­re­tario de tra­ba­jo y pre­visión. Des­de allí pro­mul­ga impor­tantes leyes sociales, que le valen el apoyo de los sindi­catos y de los argenti­nos más humildes: aumen­tos salar­i­ales, aguinal­do, seguro social, jubi­lación, vaca­ciones pagas, y sobre todo el Estatu­to del peón, que aca­ba con un rég­i­men casi feu­dal. En octubre de 1945, pre­sion­a­dos por los rep­re­sen­tantes de las clases altas, las Fuerzas Armadas obtienen la renun­cia de Perón y lo man­dan pre­so a la isla Martín Gar­cía. Pero el 17 de octubre se orga­ni­za una man­i­festación mul­ti­tu­di­nar­ia de apoyo a Perón en la Plaza de Mayo, donde acu­d­en cer­ca de 500 000 per­sonas, may­ori­tari­a­mente obreros de las man­u­fac­turas de Buenos Aires, pero tam­bién peones vinien­do des­de la pam­pa. Los mil­itares lib­er­an a Perón el mis­mo día. En febrero de 1946, Perón es elegi­do a la pres­i­den­cia de la Repúbli­ca, con casi 53% de los votos.
Casimiro Fuentes es un viejo peón. Des­de la ado­les­cen­cia tra­ba­ja en la estancia Criv­el­li, total­mente ajeno a todas esas con­vul­siones políti­cas. Cuan­do entra en la estancia un joven que se lla­ma Fuentes como él, se vuel­ven muy ami­gos, y Casimiro des­cubre un mun­do que ignor­a­ba has­ta el momen­to.

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Con­texte his­torique de la nou­velle

En juin 1943, un coup d’état ren­verse Ramon Castil­lo, vice-prési­dent de Rober­to Ortiz, décédé deux ans avant la fin de son man­dat. Pen­dant trois ans, jusqu’en févri­er 1946, trois généraux se suc­cè­dent au pou­voir. Le Colonel Juan Domin­go Perón fait par­tie du sec­ond et du troisième gou­verne­ment, en tant que Secré­taire au tra­vail et à la prévi­sion. C’est à ce poste qu’il pro­mulgue d’importantes lois sociales, qui lui valent le sou­tien des syn­di­cats et de la pop­u­la­tion la plus mod­este : aug­men­ta­tions des salaires, primes de fin d’année, assur­ances sociales, retraite, con­gés payés, et surtout le Statut de l’ouvrier agri­cole, qui met fin à un régime qua­si féo­dal. En octo­bre 1945, sous la pres­sion des class­es dom­i­nantes et de l’ambassadeur des Etats-Unis, l’Etat-major mil­i­taire des­titue Perón, et l’envoie en déten­tion sur l’île Martín Gar­cía. Mais le 17, une man­i­fes­ta­tion énorme est organ­isée sur la Plaza de Mayo, face au palais prési­den­tiel, pour réclamer sa libéra­tion et son retour. L’événement est suivi par près de 500 000 per­son­nes, en grande majorité ouvri­ers des usines de Buenos Aires, mais aus­si jour­naliers des fer­mes de la pam­pa proche. Les mil­i­taires libèrent Perón le soir même. En févri­er 1946, il sera élu prési­dent de la république, avec près de 53% des suf­frages.
Casimiro Fuentes est un vieil ouvri­er agri­cole. Il tra­vaille dans la ferme Criv­el­li depuis son ado­les­cence, et vit com­plète­ment en marge de toutes ces con­vul­sions poli­tiques. Lorsqu’arrive un jeune homme qui porte le même nom que lui, il le prend en ami­tié et décou­vre un monde qu’il igno­rait totale­ment jusque-là.

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